La star de la Norvège Erling Haaland (G) fera face au capitaine des Bleus Kylian Mbappé, lors du Mondial-2026, le 26 juin 2026 à Boston ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Mattia Ozbot )
La France face à une Norvège très remaniée, l'Espagne contre l'Uruguay: deux des favoris dans la course au titre visent vendredi la première place de leur groupe au Mondial-2026, pour dévoiler un peu plus l'affiche des 16es déjà riche des alléchants Maroc - Pays-Bas et Brésil - Japon.
Par ailleurs, la Belgique doit battre la Nouvelle-Zélande pour assurer son accession aux 16es de finale, alors que l'Iran et l'Egypte, toujours en course pour le tour suivant s'affrontent à Seattle dans un très particulier "match des fiertés".
. L'enjeu avant l'émotion pour les Bleus
Déjà qualifiés pour les 16e de finale, grâce à deux succès sur le Sénégal (3-1) et l'Irak (3-0), les Français visent la première place de leur groupe (I), ce qui passe par une victoire ou au pire un nul face à la Norvège qui laisse Erling Haaland sur le banc au coup d'envoi.
Ce match intervient dans un contexte particulier pour les Bleus dont le sélectionneur Didier Deschamps est rentré précipitamment en France après le décès de sa mère. Sous les ordres de Guy Stéphan, fidèle bras droit, les Bleus auront à coeur de finir avec sérieux.
Quatre changements ont été prévus par rapport à l'équipe qui a démarré contre l'Irak, dont la titularisation de Maxence Lacroix dans l'axe de la défense. Théo Hernandez ainsi que le milieu Aurélien Tchouaméni et l'attaquant Désiré Doué seront également alignés d'entrée.
Côté norvégien, pas de Haaland avec ses 59 buts en 52 sélections, dont deux doublés depuis le début du mondial, ni de Martin Oedegaard au coup d'envoi, précédé d'une minute de silence en hommage aux victimes des séismes au Venezuela.
Le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps (G) et son adjoint Guy Stephan lors du match de Coupe du monde contre l'Irak, le 22 juin 2026 à Philadelphie ( AFP / Mauro PIMENTEL )
Fini premier permettrait aux Bleus de poursuivre leur parcours à New York au lieu de devoir se déplacer à Dallas où l'attendrait la Côte d'Ivoire qui les a battus en préparation (2-1), s'ils finissent deuxièmes.
. L'Uruguay face au péril espagnol
Très décevante jusqu'ici, l'Uruguay pourrait être la première grosse équipe à prendre la porte, en cas de nouvelle contre-performance, face à l'Espagne. Sous la menace directe du Cap-Vert, qui compte deux points, tout comme elle, avant d'affronter l'Arabie saoudite dans l'autre match du groupe, tout autre résultat qu'une victoire compliquerait grandement la tâche de l'équipe de Marcelo Bielsa pour la qualification dans un groupe qui semblait a priori très abordable.
Neutralisés par le Cap Vert pour leur premier match (0-0), les champions d'Europe en titre espagnols ont eux corrigé le tir face à l'Arabie saoudite (4-0) avec la première titularisation de Lamine Yamal.
Le prodige espagnol Lamine Yamal (D) buteur lors du match de Coupe du monde contre l'Arabie saoudite, le 21 juin 2026 à Atlanta ( AFP / ROBERTO SCHMIDT )
"Nous savons bien qu'ils vont y aller à fond", a prévenu le défenseur de la Roja Aymeric Laporte, qui a cependant aussi estimé que les Espagnols devaient "se concentrer sur (eux)-mêmes et pas tant sur" leur adversaire.
. Les Belges pour survivre, Iran-Egypte et "les fiertés"
La Belgique jouera aussi sa qualification lors du dernier match dans un groupe G qui semblait pourtant largement à sa portée.
La victoire sera impérative pour les hommes de Rudi Garcia, incapables de battre l'Egypte (1-1) ou l'Iran (0-0), dans le sillage d'un duo Romelu Lukaku et Kevin de Bruyne très emprunté.
Face à la Nouvelle-Zélande, équipe la plus mal classée selon la Fifa au début de la compétition, les Diables Rouges n'ont "pas d'autre alternative que de gagner", a lancé le sélectionneur Rudi Garcia, "et parfois ce n'est pas plus mal".
Dans la course à la qualification, les Belges surveilleront également le match Iran-Egypte à Seattle, où les organisateurs locaux célèbrent le "match des fiertés" malgré les récriminations des deux camps.
Alors que leurs deux fédérations s'étaient élevées publiquement contre toute association aux célébrations LGBT+, les deux sélectionneurs ont botté en touche jeudi en conférence de presse, assurant vouloir se "concentrer sur le football".
La Fifa de son côté a précisé: "des messages en faveur des droits humains, comme les drapeaux arc-en-ciel parmi d'autres représentant une identité de genre, sont autorisés par le code de conduite de la Fifa à l'intérieur des stades".
. Des 16es qui promettent déjà
Les derniers matches des D, E et F, jeudi, ont esquissé un tableau des 16es de finale avec quelques matches prometteurs.
Les Pays-Bas retrouveront le Maroc, demi-finaliste de la dernière édition, alors que leur dauphin dans le groupe F, le Japon, hérite du redoutable privilège de défier le Brésil.
Les autres équipes qui ont assuré leur billet jeudi attendent de connaître leur adversaire, à commencer par la Côte d'Ivoire qui affrontera le 2e du groupe I (France ou Norvège).
L'Australie, deuxième du groupe D, jouera contre le 2e du groupe de la Belgique, alors que Allemagne, Mexique, Etats-Unis et Suisse attendent que se décante le classement des meilleurs 3es dont sont assurés de faire partie la Bosnie, l'Equateur et la Suède.

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer